Témoignages

 

Ecrire un témoignage peut faire partie du processus de compréhension et de guérison. Cette page veut être le reflêt de ce que l'on peut ressentir autour d'une césa-rienne.

Merci de m'adresser vos témoignages par e-mail
et de préciser si vous autorisez la publication
sur cette page .

 


... je réalise que penser à mes césariennes me fait pleurer. Je ressens une grande tristesse. Je me culpabilise de ne pas avoir pu mettre au monde mes enfants par voie naturelle. J'ai le sentiment d'avoir été violée dans mon intimité. Je ne parle pas de mes accouchements car j'ai honte. Je souhaite retrouver la paix dans mon coeur et guérir des cicatrices de mon âme et de mon corps ...      (S.M., nov. 2006)

"La césarienne, c'était comme un rouleuau-compresseur qui m'est passé dessus."

"Je me sentais tellement impuissante et dépendante après la césarienne ...."

" C'est comme si on m'avait arraché le bébé du ventre ..."


Cela fait 6 mois maintenant que j'ai eu une césarienne en urgence et j'ai toujours un peu de mal à l'accepter. Je ne devrais pas me plaindre car après tout, mon bébé va bien, moi aussi. Je suis pourtant déçue, et la naissance de mon fils, qui devait être un des plus beaux jours de ma vie, me laisse un goût amer. Je n'ai qu'un mot: c'est du gâchis.

J'ai passé une grossesse idyllique, j'étais sereine et j'avais tellement hâte de donner la vie, de connaître ça, d'accoucher naturellement, de sentir mon bébé naître, d'être active. Au lieu de ça, un déclenchement, mon col qui ne s'ouvre pas, et pour finir - césarienne. J'étais morte de peur mais sur le moment un peu soulagée que toute cette mascarade se termine enfin. Mais malgré le bonheur d'avoir enfin mon bébé, je regrette tant de n'avoir pas pu lui donner la vie moi-même. Je n'ai fait que m'allonger et on me l'a sorti du ventre. C'est mon premier bébé, et si jamais un jour je dois avoir un autre enfant je sais déjà que je ne passerai pas une grossesse sereine, je serais morte de peur à l'idée d'avoir à nouveau une césarienne.

Enfin, ce que j'ai très mal vécu, au retour de la maternité, c'est l'état de mon corps. Pas la cicatrice en elle-même, non ça je sais que ça va s'améliorer et ça ne me dérange pas. Pas non plus le ventre dans un piteux état, je sais qu'au fil des mois ça ira mieux. Non, ce qui me rend amère, c'est mon insensibilité dans tout le bas-ventre suite à ma césarienne. Du pubis jusqu'au nombril, je ne sens plus rien si on me touche. On pourrait me rouvrir le ventre que je ne sentirais rien. Et ça, on ne nous prévient pas avant une césarienne, on ne nous dit pas qu'effectivement pour certaines femmes cette insensibilité restera à vie. Moi je ressens ça comme une mutilation. J'adorais quand mon homme me caressait le ventre, et maintenant je ne sens plus rien. Il y a quelques mois encore, je prenais ma douche et je pleurais, je pleurais en regardant mon corps, je me disais "mon dieu, qu'est-ce qu'on m'a fait, mon ventre, mon pauvre ventre". C'est idiot, peut-être égoïste, après tout, j'ai fait un beau bébé - il est normal que mon corps en garde les séquelles.  

Voilà, merci pour votre site, et merci de laisser témoigner les femmes qui ont eu une césarienne, ça fait beaucoup de bien de pouvoir s'exprimer. (F.L., avril 2008)

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J'ai très mal vécu ma césarienne qui était totalement inattendue. J'avais rêvé de ce jour pendant 9 mois, avait imaginé les plus beaux scénarios et après 14 heures de travail la nouvelle a l'effet d'une bombe dans mon cœur. Bien sûr bébé et maman vont bien (comme le prétendent beaucoup) mais j'aurai toujours cette sensation d'INACHEVE... comme si je n'avais pas mené à bien la "mission" qui m'avait
été confiée. Cette impression que l'on m'a arraché mon bébé avec qui j'avais partagé des moments sublimes pendant ma grossesse....
il ne me reste qu'un seul voeu...pouvoir vivre une deuxième grossesse naturelle.... (M.E.mars 2008...1 an après...)



Merci d'avoir fait ce site! Moi, j'ai porté mon bébé jusqu'au terme, et comme depuis ... 3 semaines en menace d'une toxémie gravidique (pré-éclampsie)...., mon obstétricien m'a donné rendez-vous, fort poétiquement, à la clinique un soir à 21h, pour le déclenchement. Je me revois, avec mon mari, essayer de me comporter normalement, aller à ce rdv comme à un autre, alors qu'il s'agissait de la naissance de mon fils! Inutile de dire que nous y sommes allés à reculons! J'avais envie de crier!!

Évidemment le déclenchement n'a pas marché, alors au bout de 40h (depuis la pose du propess) et 7 h (depuis la perf d'ocytocine), on m'a emmenée au bloc, sous le regard désolé de mon mari: allongée les bras en croix et attachée, j'ai senti qu'on me repassait le ventre avec force, et il est sorti: à peine un baiser, et il est parti! Quel gâchis! Je me revois essayant de faire bonne figure, de ne pas paniquer, et puis malgré tout, j'étais si soulagée que tout finisse et que mon fils soit en bonne santé!

J'étais tellement claquée que j'ai du mettre un bon mois à me rendre compte que ce bébé, c'était mon fils, et que j'étais compétente et utile à quelque chose avec lui! Au début, j'osais à peine le toucher, dès qu'il pleurait je le passais à son père, tellement je me sentais nulle, moi qui n'avais même pas su le mettre au monde. Il m'en reste un énorme sentiment d'échec, de dépossession, et j'ai du ramer pour créer un lien avec Adrien, pourtant adorable...je lui en ai voulu de la façon dont il est né et dont il aurait pu me tuer si on n'avait pas été en France au XXIème siècle.

Le pire, c'est que personne ne me comprenait, pas même mon mari, puisque tout allait bien. Et personne ne m'a félicitée, puisque je n'ai rien fait.

Avec le recul, je pense que je vais entreprendre une psychothérapie pour ne pas finir pareil pour le 2ème, car j'ai perdu toute confiance en mon corps et en ma capacité à accoucher. Pour le 2ème, je choisirai une maternité moins médicalisée, car j'ai toujours des doutes sur la nécessité du déclenchement, alors que j'étais en pleine forme et que j'aurais bien pu attendre un peu plus que mon corps donne le signal de la fin: je suis sûre que la césarienne a été induite par le déclenchement, souvent inefficace. ( D.M., juin 2008)

"Mon bébé a énormément pleuré au début et n'arrivait pas à s'endormir profondément - je me suis toujours demandée si ce n'était pas à cause de la césarienne."

Mon bébé était en siège (1ère grossesse). J'ai repoussé plusieurs fois l'opération pour accoucher par voie basse mais je n'ai perdu les eaux qu'au moment de partir au bloc (à terme +4). Aujourd'hui, 3 mois après la naissance de mon rayon de soleil, j'ai encore beaucoup de mal à accepter cette naissance 'bâclée". Mais je ne suis pas démoralisée pour un second enfant...
("émilie 68", avril 2008)

... Aujourd'hui quand je regarde ma fille je ne regrette pas du tout d'être passée par ce moment pénible. Cependant j'aurai tellement aimé accoucher normalement. J'ai vécu la césarienne comme un accident. Cela fait 2 ans maintenant et quand j'y repense aujourd'hui je ne peux m'empêcher de pleurer. Ce n'est pas le fait d'avoir mis au monde ma fille de manière "accidentelle" qui me préoccupe le plus c'est surtout de ne pas avoir pu l'allaiter convenablement. En effet avec la fatigue et les douleurs dues à la césarienne et à une infection, je n'ai pu m'occuper de mon bébé comme j'aurai voulu le faire. J'ai été très bien soignée à la maternité mais je pense que l'on ne m'a pas assez écoutée et conseillée.

Alors lorsque j'entends parler de césarienne pour convenance personnelle cela me révolte un peu mais bon nous ne réagissons pas toutes de la même façon face à la césarienne. J'ai une amie qui a très bien vécu sa césarienne programmée. (S.G., novembre 2007)

Je viens de tomber sur votre site et suis ravie de pouvoir déposer mon opinion. J'ai eu une césarienne il y a maintenant 2 mois et j'ai un adorable petit garçon, seulement il est vrai que l'on ne parle pas assez des sites de césarienne. Je l'ai très mal vécu au départ - la peur sans doute, mais au final heureusement car après 17 heures de travail, il était temps que le bébé arrive. Même si pour lui tout allait pour le mieux, le col ne s'est jamais ouvert ou très peu. Mais le plus difficile c'est après le réveil: la réalité d'avoir le bébé, mais le gros problème de ne pas pouvoir s'en occuper, ... faire les soins à votre bébé comme les autres mamans. Heureusement pour moi mon mari est resté à mes côtés le plus possible pour s'en occuper à la place des sages femme dans la journée, mais le soir quand il partait je ne cessais de pleurer car en fait je me sentais inutile pour mon bébé puisque je ne pouvais me lever et surtout forcer. C'est un passage très dur si on n'a pas de soutien. Il y a aussi la douleur dont on ne parle pas du tout : on banalise cela mais en fait il n'y a pas que la cicatrice (extérieure), il y a l'intérieur du ventre qui est "mutilé" et dont on ressent les choses seulement plusieurs mois après. Cela fait 2 mois maintenant et je me demande toujours si cela va redevenir comme avant et si la douleur va disparaitre? De plus les séances de kiné sont à réaliser beaucoup plus tard que pour un accouchement normal, c'est aussi très difficile car on ne peut pas faire partir ce petit ventre qu'il nous reste après l'accouchement.  
Voilà je suppose que tout cela va s'atténuer avec le temps et quand je vois mon beau bébé je me dis que tout va pour le mieux. Il faut du temps, on ne nous le dit pas suffisamment. Merci pour votre site. (V.B., août 2008)

J'ai eu une césarienne en urgence à 32sa car j'ai fait une toxémie gravidique aggravée. ça faisait 1 mois et demi que j'étais hospitalisée et on me parlait beaucoup de l'accouchement préma et surtout de la césarienne. Je savais que ça pouvait venir venir d'un heure à l'autre. Puis ..., j'ai ressenti la barre épigastrique et ma tension est montée à 20 d'un seul coup alors que j'avais un traitement...Dans l'urgence on m'a emmené au bloc en me disant que j'allais être maman... J'étais exceptionnellement calme... Puis la césarienne a débuté mais l'obstétricien et l'anesthesiste m'ont fait parler de tout et de rien pendant toute l'opération et ca a rendu l'acte moins barbare. Puis ma puce a été sortie (minuscule bien sur, 1.384kg) mais elle a hurlé tout de suite.

Malheureusement le plus gros traumatisme est de n'avoir pas pu la toucher ni l'embrasser, départ en néonat en urgence tout de suite. C'est le papa qui m'a raconté... Puis ça a été l'enfer, 28h en salle de réveil, droguée car tension qui ne redescendait pas, complications et enfin retour dans ma chambre...Restée sous perf 3 jours et pas pu voir mon bébé..... (15 jours d'hospitalisation post césarienne). Physiquement j'ai eu des douleurs très longtemps et ça ne fait que deux mois que j'accepte et peux toucher cette cicatrice (22 cm chez moi car grosse urgence)...

Mon mari a beaucoup contribué à la redécouverte de mon corps et de mes sensations autour de cette vilaine et traumatisante cicatrice... Douloureuse expérience...

Psychologiquement ça va bien, notre puce m'a donné la force de surmonter tout ça, et mon néphrologue doit être un peu psychologue (on discute beaucoup de tout ça)!!!! Par contre j'ai beaucoup de mal par rapport aux grossesses idylliques de mes amies et il m'est impossible de tenir un nouveau né dans mes bras. Et je suis complètement intolérante quand mes amies se plaignent de la grosseur de leur bébé ou parce qu'elles ont accouchées 2 semaines en avance...Je pense que c'est de la jalousie et je trouve ça tellement injuste que ça nous soit arrivé à nous!!!

Le plus gros traumatisme est de ne pas pouvoir refaire un bébé, quasiment interdit par l'équipe médicale de l'hôpital, et avec mon mari nous n'en avons pas la force. Mais on est malgré tout chanceux, notre puce est en super forme, d'autres n'ont pas cette chance.... (S.L., novembre 2007)

Je vous écris de Belgique pour vous faire part de mon témoignage. A 30 semaines de grossesse est survenue une fissure de la poche des eaux avec pour conséquence une quasi absence de liquide amniotique, si ce n'est quelques plages par ci par là. Mon bébé était d'autre part positionné en siège. ..... A 38 semaines, ma gynécologue a décidé de ne pas jouer avec le feu plus longtemps et de mettre en place un accouchement programmé.

Après 12 heures de mise sous perfusion pour provoquer des contractions, rien ne se passait : normal vu la position en siège du bébé et l'absence de liquide amniotique, le col n'était absolument pas sollicité. Il faut savoir que dès le départ, on avait mis en place une péridurale au cas où il faudrait avoir recours à la césarienne. C'est ce qui s'est malheureusement passé. D'autre part, le cathéter de la péridurale n'étant plus correctement positionné (et l'anésthésiste n'ayant pas procédé à ces vérifications d'usage), lorsque l'on a incisé cela ne dormait plus qu'à moitié et l'on m'a d'urgence appliqué le masque pour lancer l'anésthésie TOTALE. C'est là que le bât blesse : vous vous réveillez avec des douleurs atroces, un ventre plat, un bébé transféré en néonatale et l'impression qu'il manque une pièce du puzzle. Vous vous endormez avec un gros ventre et vous vous réveillez : plus rien. Il vous manque une partie de l'histoire que d'autres, par la force des choses, se sont appropriés à votre place. A jamais, me restera ce vide, ce trou entre les deux états (avant et après réveil) Les douleurs étant telles, je ne pouvais pas me lever.

..... Tout le monde avait été voir mon bébé derrière la vitre en néonatale et revenait en me disant que j'avais un beau bébé. Le comble pour moi qui ne l'avait toujours pas vu : j'ai accouché un lundi et l'on ne m'a amenée en néonatale avec mon lit que le mercredi. ..... Ce témoignage négatif pour quand même signaler que bien que mon petit soit arrivé au monde avec un hématome sterno-cléido-mastoidien (une boule dans le cou qui l'empêchait de bouger la tête) qui a nécessité 30 séance de kiné pour qu'il retrouve sa mobilité et une légère dysplasie de la hanche (pour laquelle nous avons dû le langer double), il a maintenant 10 ans et il "pète" la forme (même un peu trop) mais il est cependant vrai qu'il traîne des petites valises avec lui : il est gaucher, il a commencé à écrire en "miroir", il n'avait aucune psychomotricité fine (fermer une tirette, faire ses lacets), aucune notion spatiale; problèmes de vision, ... Nous avons donc à l'âge de 6 ans fréquenté 9 mois durant une logopède-psychomotricienne qui a rétabli tout cela. Mais il reste quand même toujours un peu moins débrouillard, un peu plus maladroit qu'un autre et est très nerveux. Il faut savoir aussi que lors de ses 3 1ères années à l'école, systématiquement, chaque matin, il faisait une crise de larmes et il ne voulait pas nous lâcher. Nous avons consulté un psy qui a détecté qu'il souffrait d'angoisse de séparation : est-ce lié à son arrivée brutale et esseulée sur terre ?? Le raccourci est peut être un peu facile mais n'empêche qu'il est permis de se poser la question.

Enfin, pour terminer sur une note hyper positive : 6 ans après cette expérience traumatisante, j'ai mis au monde une petite fille par VOIES BASSES !!!! et dans un autre hôpital où là même si je me suis sentie en pleine forme tout le long de mon séjour en maternité le personnel veillait sur moi, s'enquérait constamment de mon état. C'est alors que je me suis dite que toutes ces attentions n'étaient pas utiles pour cet accouchement là mais qu'elles l'auraient bien été pour mon premier accouchement où là j'ai vraiment souffert physiquement et psychologiquement. Comme quoi, le choix de la maternité contribue également au bien-être de la maman pour tout accouchement mais surtout lorsque l'on doit avoir recours à la césarienne. Merci d'avoir lu mon si long témoignage et espérant avoir apporté une pierre à l'édifice. (I. D., mars 2008)

 


".... Ma sensibilité étant à fleur de peau, la moindre contrariété me touche énormément....j'ai besoin de parler, mais malheureusement je n'ai pas beaucoup d'oreilles à mon écoute, on va dire attentives à mon problème. Je ne parle même pas de me comprendre mais de m'écouter..." (F.M., mars 2007)

" Depuis ma césarienne, je ne me sens plus en contact avec mon corps - il m'a lâché et maintenant, il y a cette cicatrice. Je ne peux ni la regarder ni la toucher." 

"J'avais tellement besoin de parler de ma césarienne, mais personne ne pouvait vraiment comprendre pourquoi j'en étais si malheureuse...."

"Le plus dur, c'était qu'on a emporté le bébé tout de suite pour le mettre en néonatologie et que je n'ai pas pu le voir tout de suite."

"Tout s'est passé tellement vite que je n'ai pas encore compris ce qui m'est arrivé."

"Quand mes copines me racontaient leur accouchement normal, j'étais incapable de me réjouir pour elles - j'avais chaque fois les larmes aux yeux pour ce que j'ai râté ...."


"Même si les sages-femmes se sont très bien occupées de moi, je ne pouvais presque rien faire au début et devais demander de l'aide pour tout."


"Quand je repense à ma première césarienne, je revois les mêmes flashs, la panique, le regard fuyant du gyneco, la descente au bloc, je grelottais tout le long de l'intervention. j'étais venue pour donner la vie, pas pour la perdre. Je n'ai pas vu le cordon ombilical, ce lien qui nous reliait depuis 9 mois. je n'ai pas senti le corps tiède de bébé sur mon ventre, récit si entendu et si inhérent à toute naissance. on me l'a présenté mais trop loin (je suis myope et pas de lunette au bloc).

Je lui ai parlé mais avec une voix déformée (j'avais le masque à oxygène sur la bouche). pauvre petit ! accueilli avec une voix de maman déformée. Ce petit être a crié mais j'ai vraiment senti qu'il criait sa colère d'avoir été délogé ainsi de son petit douillet, d'être accueilli dans une température froide, d'être tripoté avec des mains en latex à peine chaudes. j'ai donné la vie mais je n'ai pas donné naissance, c'est le gynéco qui a donné naissance. Moi ? je n'ai rien fait, j'ai subi. Bébé ? il n'a pas été acteur, il a subi. pendant 9 mois, j'ai fabriqué cette vie tant désirée si fragile et voici qu'on me l'arrache sans aucun ménagement.

Pendant la seconde césarienne, 3 ans et demi après, j'ai exprimé ma déception et le déroulement de la première : j'ai grelotté tout pareillement, mais j'ai pu VOIR bébé de près et lui parler. j'ai accueilli bébé. Ma première césarienne date de 9 ans et je ne peux pas envisager une 3ème grossesse au grand désespoir du papa."   (V.H., mars 2007)

 


... j'ai demandé à mon mari de me raconter en détail ses premières heures avec le bébé, nous nous sommes rendus compte qu'on n'avait pas pris le temps de se raconter vraiment l'un à l'autre cette naissance ...

... cela nous a permis de nous approprier une histoire commune pour la  naissance de notre bébé, alors que nous l'avions jusqu'alors vécu comme une séparartion, comme deux histoires parallèles réunies uniquement par un petit être étrange, que nous avions peur de ne pas comprendre ...                        (S.SCH., nov. 2006)

J'ai eu une césarienne et je ne regrette pas le choix du gynéco. Mon col ne s'ouvrait pas et au bout de deux jours de contraction mon fils était trop fatigué pour venir de lui-même. De plus il était coincé dans mon bassin. Je n'aurai pas eu de césarienne, je ne sais pas comment se serait passé mon accouchement. Pensez aux femmes dans le temps qui accouchaient et mourraient sans même avoir vu leur bébé. Il faut arrêter de se plaindre sur son sort et positiver plutôt que de dénigrer un acte chirurgical qui malgré tout sauf des vies. (?.B., mai 2008)



"C'est comme si j'avais abandonné mon bébé au moment où il
avait le plus besoin de moi. Comme il a dû se sentir seul ..."
  

"... Je m'attendais à une sorte d'amour immédiat pour le bébé, et en fait j'ai pris conscience que cet amour qui était né pendant (et même avant) la grossesse, n'est que la base d'un lien très très fort qui se construit progressivement après la naissance...
(S.SCH:, nov. 2006)

 


"Je me sentais tellement impuissante sur la table d'opération, comme ça attachée, les bras en croix. On m'a montré mon bébé, mais je ne pouvais presque rien faire pour l'accueillir."

"Mon mari était surtout content de nous voir en bonne santé, le bébé et moi. Lui s'est retrouvé seul avec le bébé dans une salle inoccupée une fois les premiers soins faits et a attendu mon retour de la salle de réveil pendant 1 h 30. Même s'il avait son bébé dans les bras et pouvait faire connaissance avec lui en primeur, il a trouvé le temps bien long. Quand je suis arrivée, le bébé venait de s'endormir et il a fallu faire beaucoup d'efforts pour lui faire prendre la première tétée. La sage-femme l'a mis tout nu contre moi et là, il a compris. "

 

Après une merveilleuse grossesse, les analyses de sang ont commencées à révéler au sixième mois (alors que c'était ma première grossesse) que je fabriquais des anticorps contre le sang de mon bébé. Jusque là rien de très alarmant puisque le taux étaient très faible. cependant dans le dernier mois de ma grossesse le taux à augmenté, j'avais des prises de sang toutes les semaines ainsi que des échographies de contrôle, mais encore une fois bébé allait bien, moi aussi, donc ma gynéco préférait attendre que le travail commence naturellement. Or le terme arrivait, visite hebdomadaire à la clinique et là on nous dit qu'on attend les derniers résultats mais qu'on va surement déclencher l'accouchement dans les deux jours. Quand les résultats leurs sont arrivés ils m'ont appelé pour me dire que je devais être hospitalisée de suite et pas à la clinique mais directement à l'hôpital car mon bébé, à terme pourtant, serait mis en néonat.

A l'hopital on nous explique que le déclenchement va être fait avec le propess, 24h de contractions douloureuses pour atteindre 3(cm) et enfin avoir la péridurale, là 2h30 pour arriver à 7(cm) cependant mon bébé commençait à avoir des manques d'oxygène. Appel de la sage femme à l'obstétricien qui a pris son temps pour contrôler les monitoring puis prise de décision, on va me faire une césarienne. Nous savions que cela pouvait en arriver là, on nous avait prévenu depuis plus d'un mois déjà avec les soucis de sang. Ils m'emmènent au bloc pendant que mon mari attend seul dans une chambre (c'est ce que j'ai trouvé de plus dur, le laisser de côté). Etant donné la péridurale, on m'a endormi que le bas, aussi 10 min après j'entendais les premiers cris de mon bébé, un grand bonheur, les larmes qui coulent, une joie indescriptible. la sage femme fait le strict minimum et vient de suite me le montrer, je le vois si petit, je découvre que c'est un garçon, je peux le toucher lui faire des bisous meme si je ne peux le prendre. Enfin elle lui fait ses premiers soins pendant qu'ils me recousent. Le temps que je passe en salle de réveil, c'est mon mari qui profite de notre bout de chou, et enfin on est réuni. Jean-Lou est monté en neonat et on nous le redescend pour quelques heures. Nous avons le temps de nous découvir, de faire la première tétée,...

Les 24h suivantes il sera sous le "tunnel", méthode pour soigner les fortes jaunisses (dans notre cas due au sang) du nourisson, mais à chaque fois qu'il y avait besoin il m'était conduit pour la tétée. Pendant ce temps je découvrais la douleur de la cicatrice, mais qu'importe ma douleur, mon bébé allait bien, en bonne santé (meme si jaunisse). aujourd'hui, c'est à dire 3 semaine après la naissance, nous allons merveilleusement bien, la cicatrice tire toujours un peu, normal. Mais l'essentiel est que Jean-Lou profite bien et que nous parents profitions bien de lui. L'allaitement permet de mieux assimiler la naissance. Je ne regrette nullement la césarienne, c'était le mieux à faire, je remercie tous les interlocuteurs à la clinique et à l'hôpital qui nous ont toujours expliqué ce qui se passait et ce qui pouvait arrivé !

Je ne comprends pas les femmes qui demandent une césarienne par convenance, mais lorsque, comme pour moi, c'est essentiel pour la vie de son enfant, la césarienne est préconisée alors l'acceptation semble (pour ma part) naturelle, d'autant plus qu'on est informé correctement. (M. F. le 26/06/08)

...... Une césarienne cela permet au femme de ne pas souffrir pour faire sortir leur enfant, moi c'est comme cela que je vois les choses, et c'est vrai qu'à l'époque lorsqu'il n'y avait pas de césarienne les femmes mourraient avant d'avoir vu leur enfant. ..... Arrêter de dire que vous vous êtes senties impuissantes avec une césarienne, cela sert quant même à éviter le pire, que vous l'avez mal vécu car si on fait une césarienne c'est pour vous sauvez la vie, arrêtez de vous plaindre contre les choses que l'on fait pour que l'on soit plus confortable en donnant la vie. (extrait du témoignage de S.C., mai 2008)

Bonjour,   Je me prénomme N: et je suis Québécoise (Canadienne française). J'ai 35 ans et 3 enfants. Un de 16 ans, né par césarienne dû à un siège croisé et des jumeaux de 6 mois, né aussi par césarienne d'urgence après avoir tenté ce qu'on appelle ici un AVAC (accouchement vaginal après césarienne). Pour la naissance multiple, c'est le coeur de ma fille qui n'a pas supporté l'induction;on m'a donc conduite d'urgence au bloc grâce à quoi nous avons pu sauver les 2 bébés.

Pour moi, une césarienne représente un accouchement sans douleur. (J'étais terrifiée à la naissance de mon ainée qu'on me laisse accoucher naturellement). Mais si je peux rassurer certaines futures mères qui se sentent dépourvues face à leur future intervention, il s'agit aussi d'un beau moment. On voit le bébé arriver. On a le temps de voir la réaction de papa et celui-ci (ici en tout cas) à le temps d'expérimenter le peau à peau avec bébé(s) en attendant le retour de maman de la chambre de réveil. Après 9 mois avec le bébé dans votre ventre, que papa a le privilège du premier moment avec lui ne me semble que justice.

Pour celles qui désirent allaiter (ici, les hôpitaux sont très pro-allaitement) la césarienne ne l'empêche pas du tout, et je n'ai connu aucune difficulté à ce niveau. Je ne prône pas la césarienne comme moyen « normal » pour l'accouchement, mais vive la médecine moderne et pourquoi risquer lorsque l'alternative existe ? Bravo pour votre site et vous pouvez publier ce mail si vous le jugez pertinent.  (N.V., juillet 2008)

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Je viens de découvrir votre site, que je trouve très bien et très utile, j'aimerai apporter mon témoignage quand à la césarienne.... j'en ai eu une pour mon fils il y a 19 mois de cela et une seconde se profile pour la naissance de ma fille en aout... la 1ere n'était pas du tout planifiée, grossesse idéale, mis à part des soucis de dos point de vu bébé tout allait bien, au bout de 16 heures de contractions qui n'ont servies à rien, on m'a enfin posé une péridurale et ensuite à la fin de la journée seulement, ou rien ne s'était passé, on m'a descendu au bloc pour une césarienne, je souffrais depuis tellement longtemps entre les contractions et la journée entière passée sur la table d'accouchement que j'ai vécu la césarienne comme une délivrance!!!!! il y a 100 ans on serait peut être mort tous les deux... je n'ai aucun traumatisme vis à vis de celle ci, et quand on m'a apporté mon fils il pleurait et dès qu'on me l'a mis dans les bras, il a arrêté et il y est resté bien 6 mois.... pour la seconde césarienne, ce n'est pas encore bien sur, mais ma fille est siège et pas par les fesses, par les jambes??? ayant eu une césarienne il y a peu, le gynéco m'a dit que si elle ne se retournait pas il ne prendrait pas le risque de me faire accoucher par voie basse... j'en suis à 8 mois et elle est grosse... donc... ça ne me chagrinne pas, le papa est beaucoup plus déçu et c'est par rapport à lui que c'est dur!!!! pour conclure, tant que l'accompagnement est bien fait, que le papa peut s'occuper de suite de bébé, on a toute la vie pour s'occuper de notre enfant, n'avons nous pas tous nos souffrances? même si on veut tout épargner à notre enfant, parfois notre rôle est de guérir à défaut d'avoir pu prévenir... j'ai expliqué à mon fils sa naissance du haut de ses 19 mois et croyez moi il sent très bien que maman et papa sont là et l'on toujours été et jamais on ne nous l'a enlevé!!!!!

la seule séquelle si vraiment s'en est une???? à voir plus tard, il déteste le corps médical.... pour une simple visite sans vaccin juste une fièvre et ce sont des hurlements dès qu'on le manipule.... et ce depuis la toute 1ère visite du 1er mois... à suveiller... courage à toutes, je tiens à ajouter que je ne cherche à convaincre personne, chacun à son ressenti, mais si une future maman me lisait car une césarienne se profilait et que c'était une 1ere grossesse, peut être pourait elle être un peu rassurée? (M. V., juillet 2008)

Je suis aujourd'hui enceinte de mon troisième enfant, 13 ans après le deuxième! Autant dire que nous sommes tous fou de joie, même si je sais déjà ce qui m'attend... Lors de ma première grossesse, il y a donc (15 ans!) ma gynécologue de l'époque a décelée très tôt un placenta praevia recouvrant le col. Aucune explication ne m'a alors été donnée, sur ce que c'était, sur ce que cela pouvait impliquer, et surtout que cela pouvait m'interdire un accouchement par voie basse... Au début de mon 8ème mois de grossesse, elle me fait placer sous contrôle monitoring d'abord quotidien et au bout de 4 jours, deux fois par jour. Une souffrance foetale est détéctée: manque de liquide amniotique en plus du placenta praevia. A ce stade là, à aucun moment on ne m'avait parlé d'une césarienne, j'avais alors 21 ans et j'ignorais quasiment tout de cette intervention. Une sage femme me dit de rentrer chez moi, de préparer mes affaires et de revenir à la maternité le soir même: mon intervention est programmée pour demain. Je me sens complètement perdue, désorientée. Mais de quelle intervention parle-t-elle? "Mais enfin Madame, votre Césarienne!" ... le mot est laché... Sensation de perdre le contacte avec la réalité... Une césarienne? Pourquoi? Comment? Je n'ai pas plus d'information. Le soir même, on me place dans une chambre d'hôpital au fond d'un couloir......Une nuit cauchemardesque. Le lendemain matin, je suis conduite au bloc, sans aucune préparation, je ne sais pas à quoi m'attendre. Il fait froid, je suis à moitié nue sur la table d'opération, on m'attache les bras en croix sans me parler, on me plante une aiguille dans un bras, mes larmes coulent le long de mes joues, je suis terrorisée. "Oh, elle va pas en plus se mettre à pleurer!" J'entends les battements de mon coeur qui battent à tout rompre, puis un masque surgit au dessus de mon visage et une voix m'intime de respirer profondémment. J'ai l'impression que ma respiration se bloque, que mes poumons vont exploser... et plus rien. "On se réveille! Allez! Ouvrez les yeux Madame!" Sans aucun ménagement on me secoue. Je sens une douleur me déchirer le bas du ventre. Les lumières du plafond défilent au-dessus de moi au fure et à mesure de notre progression dans le couloir. Les larmes qui me coulaient sur les joues avant de m'endormir terminent leur courses, comme suspendues le temps de l'intervention. J'éssaye de parler, de demander ou est mon bébé, mais personne ne semble m'entendre, personne ne me répond. On me park dans une salle, et plus personne, que les bips et les rouronnements stériles de machines autour de moi. Je sombre à nouveau. Je ne sais pas combien de temps je suis restée là. Mais lors de mon retour en chambre, mon mari était là, il m'avait fait transférer dans une autre chambre, seule cette fois-ci. Il me dit avoir vu notre fille, qu'elle est en réa parce qu'elle est prématurée, mais qu'elle va bien et qu'elle est magnifique. Je reste 4 jours dans cette chambre sans voir ma fille. Tout ce que j'ai, c'est une photo d'elle, que mon mari m'a apporté. Quand enfin je peux tenir ma fille pour la première fois contre moi, dans mes bras, je suis submergée par un tel flot d'émotions, de sentiments, de sensations, que mes larmes semblent ne plus vouloir s'arrêter de couler, je pourrais crier de bonheur et de douleur à la fois.
16 mois plus tard, c'est au tour de son frère de voir le jour. J'ai les mêmes symptômes que lors de ma première grossesse, placenta praevia et manque de liquide amniotique. Je sais donc que je cais avoir une césarienne, je sais par ou je vais passer. J'ai changé d'obstétricienne, et elle est fabuleuse. Ma césarienne, sous anesthésie totale, se passe à merveille, mon réveille est complètement différent du premier, mon fils se trouve à côté de moi dans son berceau transparent, paisiblement endormi, la vie est merveilleuse! Aujourd'hui, enceinte au moment ou j'écris de 4 mois, on vient de désceller un possible placenta praevia... et après déjà deux césariennes... mais cette fois-ci, je demande une anesthésie partielle, je veux être là, je veux vivre ce moment et surout pouvoir sérrer mon petit dernier dès sa sortie dans mes bras... et découvrir si ce sera un p'ti gars ou une petite grouillette, parce que nous voulons tous le "Kinder surprise"! Amitié et courage à toutes ces femmes qui donnent la vie, et peu importe par quel moyen! (V.-I., août 2008)

 

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